Éthiopie 12/2018

Aide à la subsistance pour des religieuses


L’ethnie des Gumuz vit dans l’ouest de l’Éthiopie dans la zone frontalière avec le Soudan. Jusqu’à il y a quelques années, la plupart des membres de cette ethnie étaient nomades. À la fin du 19e siècle et jusqu’au 20e siècle, de nombreux Gumuz ont été victimes d’arabes du Soudan qui faisaient du trafic d’esclaves.

Les Gumuz vivent encore aujourd’hui dans une grande pauvreté. La vie des femmes est particulièrement difficile : elles doivent faire des travaux physiquement très pénibles, y compris quand elles sont enceintes. Étant donné que le sang des femmes enceintes est censé porter malheur à la famille, les femmes sont obligées de donner naissance à leurs enfants dans des endroits éloignés, comme par exemple au bord d’un fleuve ou dans la forêt, sans être aidées. Étant donné que de nombreuses filles sont mariées alors qu’elles sont encore très jeunes, leurs corps sont à peine matures à la première naissance. De plus, elles n’ont aucune expérience. Les accouchements sont donc souvent extrêmement longs et douloureux, accompagnés des complications fatales. Dans l’ensemble, la superstition détermine de grandes parties de la vie des femmes et leur cause beaucoup de souffrance et de peur.

Les Gumuz ne sont entrés en contact avec le Christianisme qu’il y a quelques années, mais la Bonne Nouvelle du Christ touche de plus en plus de cœurs. Beaucoup de Gumuz qui sont devenus sédentaires construisent leurs cabanes aussi près que possible de l’église, et de plus en plus d’entre eux veulent être baptisés. 

Les sœurs de la « Congrégation de Saint Joseph de l’Apparition » sont actives dans la région depuis trois ans. Les trois religieuses préparent au baptême les candidats à ce sacrement et aident les gens à comprendre et à vivre la foi chrétienne plus profondément. Les sœurs sont en outre tout spécialement aux côtés des femmes et des jeunes filles. Par exemple, elles font en sorte que les jeunes filles soient envoyées à l’école. Dans l’ensemble, les Gumuz acceptent encore peu la scolarisation. Bien que le gouvernement ait tenté ces derniers temps d’encourager la fréquentation scolaire dans la région, ces efforts n’ont pas encore été couronnés de succès. Les parents sont particulièrement difficiles à convaincre d’envoyer leurs filles à l’école. Ici, les religieuses accomplissent de précieux efforts de persuasion pour que la vie des femmes s’améliore. Une des sœurs s’occupe également d’une petite maternelle qui vise à préparer les enfants à la scolarisation.

Les trois sœurs vivent dans une maison en torchis dans des conditions très simples. Elles nous ont demandé de l’aide pour leur subsistance et pour leur travail. Leurs besoins personnels sont certes modestes, mais il faut bien qu’elles payent par exemple l’essence pour leur travail quotidien pour lequel elles vont chez les gens dans de petits villages éparpillés. Nous leur avons promis 13.200 euros pour leur leurs moyens de subsistance et leur apostolat. 

Code: 118-05-39

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