Rapport financier 2016 : 5303 projets soutenus dans 148 pays

En 2016, le montant des dons collectés par l’Aide à l’Église en détresse (AED) a été de 129,3 millions d’euros, dont 9,1 millions en Suisse et au Liechtenstein. Ces entrées ont permis de financer 5 303 projets dans 148 pays. Les coûts d’administration ont représenté 6,4 % du budget (en baisse de 0,1 %).


Une grande partie des projets se situent en Afrique. Le nombre croissant de demandes de soutien émanant de ce continent – 34 % de l’ensemble – reflète également la croissance de l’Église en Afrique. Les pays de la zone sahélienne, ainsi que le nord du Nigeria, le Kenya et la Tanzanie, méritent ici une attention particulière puisqu’il s’y propage une forme agressive de l’islam. Au Moyen-Orient, le berceau du christianisme, les soutiens d’urgence et l’aide à la subsistance pèsent lourd dans les livres comptables. Cet appui assure la présence des chrétiens dans la région.

L’Irak et la Syrie sont les pays du monde ayant bénéficié des plus grands apports en 2016, à hauteur de respectivement 9,7 et 6 millions d’euros, ce qui est dû bien entendu à la situation politique régnant dans cette région. Depuis 2011, quelque 60 millions d’euros ont été versés dans les régions en crise du Proche-Orient et du Moyen-Orient, et rien que l’an dernier, le montant a atteint 18,2 millions d’euros au total. Il est prévisible que cette année également, cette aide s’accroisse considérablement. L’AED a mis en place un programme avec une enveloppe de plusieurs millions d’euros pour permettre aux chrétiens du Proche-Orient de retourner dans les régions libérées de l’emprise de l’État Islamique.

Comme pour les années précédentes, la majeure partie de l’aide globale a bénéficié à l’aide à la construction (30 % du montant total), suivie par l’aide d’urgence au Moyen-Orient et à la subsistance pour les religieuses, ainsi que le soutien à la formation, notamment celle d’environ 30 000 catéchistes et assistants pastoraux. En particulier en Europe centrale et de l’Est, l’aide à la formation professionnelle et continue a dépassé celle attribuée aux projets de construction. À l’échelle mondiale, la construction ou reconstruction de plus de 1200 chapelles, églises, cathédrales et séminaires a été cofinancée, un tiers des projets étant réalisé en Afrique.

Du soutien à la formation… à l’achat de bicyclettes

Grâce à des intentions de messe, un prêtre sur neuf (43 015 au total) a bénéficié d’assistance, surtout en Afrique (14 403) et en Asie (11 293). Un soutien a également été apporté à 10 760 jeunes séminaristes, c’est-à-dire à une vocation sacerdotale sur onze à l’échelle mondiale. 11 080 religieuses ont obtenu une aide à la subsistance et/ou une formation. Dans le monde entier, une religieuse sur 62 a bénéficié de ce soutien, tandis qu’en 2015. Dans la majorité des cas, il s’agissait d’aide à la subsistance aux religieuses contemplatives. 375 automobiles, 149 motos et 239 bicyclettes ainsi que deux bateaux ont également été financés.

Jamais auparavant l’Aide à l’Église en détresse n’avait collecté autant d’argent en une seule année. 65 % de ces sommes proviennent de dons individuels, tandis que 21,8 % proviennent d’héritages. Les dons recueillis en Suisse et au Liechtenstein ont représenté 9,1 millions d’euros.

À noter que 2 109 projets examinés ont fait l’objet d’une décision négative. Ces chiffres et statistiques ont été contrôlés et attestés par la société internationale d’audit KPMG.

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